Point sur la COP21 à mi-parcours

Colonnes pays Bourget

Un projet d’accord remis le 5 décembre à Laurent Fabius
Il s’agit d’un texte simplifié mais il faudra dépasser l’opposition de certains pays concernant les objectifs de long terme : objectif 1.5 °C ou 2°C ? Va-ton vers un scénario à zéro émission ou vers une neutralité carbone où les émissions sont compensées par des puits carbones ? Quel processus de révision des objectifs des Etats ? Autant de points à éclaircir…

 

Pacte de Paris pour l’Eau
Même si d’après Ségolène Royal, « l’eau est la grande invisible des négociations » […] Le Pacte de Paris pour l’eau est le premier engagement concret de la COP21″  a-t-elle déclaré lors de sa signature. Initié par le Réseau International des Organismes de Bassins (RIOB), à travers lui 290 signataires (agences de l’eau, pôles de compétitivité, Astee, Eau de Paris…) dont 87 pays se sont engagés à respecter ce Pacte qui incite à la mise en place de différentes mesures favorisant l’adaptation au changement climatique par bassins versants locaux, nationaux ou transfrontaliers. Par ailleurs, une vingtaine d’entreprises dont Suez, Saint-Gobain et Veolia, ont déjà signé une alliance pour l’eau et le climat (business alliance for water and climate change) avec l’objectif de réduire les risques liés à la qualité et la disponibilité de la ressource. Lire l’article
 

Les contributions nationales ne semblent pas à la hauteur
Trois jours après le début de la COP21, les 195 pays sont au travail. Les premiers résultats sont publiés et les pièces du puzzle commencent à s’assembler en vue d’un projet d’accord présenté aux ministres des différentes parties à la négociation samedi 5 décembre. L’objectif de long terme de réduction des émissions mondiales sera un point majeur de l’accord. Il devra fixer une hausse maximale des températures (de 1, 5 ou 2 °C d’ici à 2100). En plénière de nombreux Etats ont pris position en faveur d’une limitation à 1, 5 °C. L’un des enjeux de la COP21 est de se mettre d’accord sur un mécanisme de révision des contributions des Etats à la réalisation de cette ambition. Lire l’article

Photo Ségolène Royal
Le barrage du financement
Lors de la séance plénière du lundi 30 novembre, la Chine s’est exprimée au nom des pays émergents en insistant sur le fait que les pays industrialisés doivent tenir leur engagement de financement des pays en développement à hauteur de 100 milliards de dollars à partir de 2020, et réclamé une feuille de route détaillée sur ce point. L’instauration d’un nouveau flux financier des pays riches vers les pays subissant des pertes et préjudices irréversibles dans une logique d’indemnisation représente un des points d’achoppement entre Etats.

 

Quelques citations :

« Notre génération risque de ne pas voir le fruit de notre labeur mais les générations futures le verront peut-être« , Barack Obama, président des Etats-Unis.

« Dans onze jours nous pouvons arriver à un accord universel et ambitieux « , Laurent Fabius, président de la COP21.

« La croissance économique illimitée n’est pas souhaitable et même impossible« , Rafael Correa, président de l’Equateur.

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